Too Old To Die Young

« Il est important de comprendre que cela ne vous permettra pas de vous sentir mieux. Il n’existe aucune manière de réduire la profondeur de vos blessures. Considérez ceci comme une porte qui s’ouvre à vous. Quand ce sera fini, vous éprouverez des doutes, des regrets, de la culpabilité. Vous éprouverez le besoin de vous confesser, mais c’est tout à fait normal. Cela fait partie du processus qui vous mènera à cette guérison, personnelle et fondamentale »

Pour information, ce n’est pas un quelconque gourou à la con qui prononce ces quelques phrases, mais bel et bien cet énigmatique personnage d’avocate/guérisseuse jouée par Jena Malone. Un personnage engagé dans un combat contre les « racines de la violence » et qui, dans son cabinet, reçoit des victimes de crimes violents pour les aider à se reconstruire. Mais, lus sous un autre angle, ces conseils pourraient tout aussi avoir valeur d’avertissement pour celui ou celle qui s’apprête à entrer dans les treize heures tentaculaires de la nouvelle création de Nicolas Winding Refn. En effet, la série nerveuse que l’on attendait n’a pas répondu présent, tant le résultat évoque plutôt un authentique long-métrage éclaté en dix épisodes – écrit en collaboration avec l’auteur de comics Ed Brubaker – dont la rupture radicale avec les canons d’écriture et de découpage télévisuel impose une rude épreuve aux fans de structure sérielle. Et surtout, l’idée même de rupture vise ici un spectateur fermement englué dans ses croyances subjectives sur l’art et le monde. Comprenons par là – et ce sans avoir peur de l’hyperbole – que Too Old To Die Young, expérience tout sauf confortable pour son audience, est un monstre qui détruit plus qu’il ne crée. Une lente agression répétée qui fait viscéralement mal. Une épreuve pour quiconque espère se libérer à mesure qu’il tente de fuir la merde du contemporain (celle-là même qu’il faut d’abord avaler, ensuite digérer, enfin dégorger). Bref, une invitation à se purger soi-même. Les destinées et les récits que déroulent ces treize heures sont ainsi toutes noyées dans un vaste siphon d’abstraction, où il faut s’armer de patience devant des clichés qui ont pris vie sous leur forme la plus horrifique, où le temps se dilate jusqu’à nous faire friser l’état d’hypnose, où le thriller néo-noir se reconfigure lui-même en longue phase d’apesanteur (état de chute libre permanente) face à l’inéluctable qui se profile à l’horizon. NWR enfonce ici le clou sur ce que The Neon Demon avait suggéré : le monde n’est plus une terre vierge mais un terrain vague, dominé par des créatures cannibales, narcissiques et ivres de pouvoir, qui dévorent les ultimes miettes d’une innocence perdue et tuent le temps avant de s’entretuer. Soudain le vide, littéralement… Et cette chute, croyez-nous, vous n’y êtes pas préparés.

A tous ceux qui espéraient un jour voir le réalisateur de Drive réduire le fossé qui sépare ses thuriféraires de ses détracteurs, une piqûre de rappel s’impose : Nicolas Winding Refn n’est plus l’auteur punchy de ses débuts, et son cinéma, toujours plus expérimental d’un projet à l’autre, ne cesse d’exacerber sa radicalité créative afin de toucher du doigt une véritable pureté de l’art cinétique, délestée des codes les plus usités de la grammaire du 7ème Art. Audace conceptuelle et symbolique invitant à une nouvelle approche du médium ciné ? Posture arty exhibant en vain un rejet total des règles du récit, de l’immersion et de la psychologie ? Chacun campera sur ses positions, armé et prêt à en découdre. De notre côté, ce genre de schisme tout sauf constructif – car implicitement stérile depuis que le cinéma existe – nous en touche une sans bouger l’autre. Toujours est-il que la mue opérée par NWR depuis Only God forgives se prolonge ici, puisant toujours sa sève au carrefour des univers mentaux de David Lynch et d’Alejandro Jodorowsky (le mentor de NWR), et ce jusque dans le choix malin d’une structure épisodique où la progression narrative compte moins que le dessin d’un univers régi par les recoins les plus tordus de l’ésotérisme. En effet, à l’instar du découpage choisi par Terrence Malick sur Knight of Cups, chaque épisode porte ici le nom d’une carte de tarot – l’un des passe-temps du cinéaste depuis sa rencontre avec Jodorowsky – et invite donc à une lecture intuitive des enjeux, topographiés ici dans leur dimension de mosaïque morbide et non pas de trame linéaire où le temps s’écoule non-stop comme l’eau d’une rivière. Si cela vous rappelle la dernière saison d’une série ultra célèbre qui a mis à genoux la planète cinéphile il y a deux ans, c’est tout à fait normal.

Il est tellement simple de penser ici aux effets secondaires produits par Twin Peaks The Return, tant les dix épisodes de Too Old To Die Young obéissent à la même logique : le monde que nous avions vu naître sous nos yeux et auquel nous nous étions habitués n’est plus qu’une terre désolée, sans autre horizon qu’un désert infini, où errent les mythes d’une humanité en ruine, ayant détruit ses utopies passées au profit d’un chaos tous azimuts et coupé son énergie interne jusqu’à suivre un mouvement de stase, pour ne pas dire de surplace. Le rythme est donc étiré au maximum, comme pour donner l’impression d’un monde qui tournerait au ralenti, et tous les individus qui le peuplent, en plus de laisser leur psychologie à l’état de feuille blanche (en gros, écrivez dessus ce que vous voulez…), sont réduits à leur fonction primitive de « corps », imposants et (im)mobiles. Dans un sens, leur autonomie hésitante rejoint assez bien celle des figures humaines de L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais, où l’expression théâtrale d’une posture précédait une « action » que l’on finissait toujours par lâcher péniblement. D’aucuns diront que ces cadavres glam aux interactions superficielles ne font que singer la pose vide de sens et étirer sur cinq minutes des discussions qui pourraient être closes en trente secondes. Or, si l’on tente un comparatif en prenant par exemple l’insupportable dernier film de Céline Sciamma (un drame costumé d’un ennui à se pendre), on saisit bien que le néant enregistré par NWR n’installe pas la vanité et l’artificialité par souci de n’avoir rien à filmer ou à exprimer, mais cherche au contraire à les capturer par désir d’en extraire des états d’âme et des enjeux contemporains. Ce que l’on croit être une errance au cœur du vide a tôt fait de se révéler une immersion dans un espace méditatif et symbolique, où la disposition des choses dans le cadre envoûte et stimule mille fois plus qu’une exécution rapide des échanges.

Dès son plan d’ouverture calqué sur celui de L’Âme des Guerriers, où une peinture zen du désert mexicain intensifie le contraste avec une réalité aux antipodes (les bas-fonds sombres de Los Angeles) par un recul de la caméra, tout est dit sur le jeu de surface entre la réalité et l’apparence auquel va se résumer toute la série. Et surtout, dans ces quelques plans inauguraux, on remarque aussi des mouvements de caméra avant/arrière sur des surfaces réfléchissantes qui, par la force du ralenti, ont l’air de rendre vivantes les réflexions de lumière néon sur la moindre surface (vitre, carrosserie, etc…). On retrouve ici tout ce qui nous sciait les orbites dans The Neon Demon : une science virtuose du plan fixe (en général agrémenté d’un léger zoom avant ou arrière) et du travelling latéral (toute action est ici caractérisée par l’horizontalité des échanges), mise au service d’une acidification totale des espaces et des matières, où le ralenti installe une menace, où le flash provoque la perte des repères, où le néon donne à une situation sa propre couleur tout en prenant acte du règne de l’artifice. La bande originale de Cliff Martinez, là encore toute en nappes planantes et en sonorités angoissantes, contribue autant à électriser le montage qu’à renforcer la suspension du temps. Et quand il sera enfin question de laisser s’exprimer une violence inouïe et sanguinaire, ce sera au terme d’une myriade de scènes de tension démentes, où chaque traque armée se déroule dans un silence de vide spatial – l’expression « avoir le souffle coupé » a rarement été aussi appropriée. L’attente qui précède la détente, l’action qui précède l’action : ce qu’un cinéaste comme Johnnie To a toujours mis en application dans ses polars aussi millimétrés qu’atmosphériques atteint ici un point de non-retour. Ce qui n’empêche pas NWR d’oser de purs plaisirs de cinéphile, comme en témoigne, au terme d’un épisode 5 franchement tendu, cette course-poursuite surréaliste qui démarre de façon survoltée en pleine nuit (on se croirait dans Drive) pour ensuite s’étirer non-stop jusqu’au lever du jour dans le désert californien, là où une batterie électrique à sec mettra soudainement fin à ce Duel de plus en plus décéléré.

Mais où veut en venir NWR, au fond ? La première scène du premier épisode donne un indice précieux : dans ce territoire urbain où les malintentionnés de tous les horizons font leur beurre, un flic marié et corrompu, de plus en plus assailli par les appels insistants de sa jeune maîtresse, lâche à son coéquipier Martin (Miles Teller) ce qu’il a sur le cœur (« Elle va foutre ma vie en l’air. Je crois qu’il va falloir que je la tue »). Rien de surprenant en soi de la part d’un NWR chez qui le pouvoir – et la démonstration qu’on en fait – est tributaire de la gent féminine face à des hommes caractérisés par des actions bien plus pulsionnelles. Mais cette phrase a un autre atout : préfigurer le devenir chaotique d’un monde dont l’extrême violence se veut du ressort des « déesses » qui l’étudient et qui le plient à leurs désirs. Ici, sans surprise, elles sont au nombre de deux, dessinant de ce fait les deux trames principales de cette intrigue-mosaïque : d’un côté la très zen Diana (Jena Malone) qui lance l’ex-flic justicier Viggo Larsen (John Hawkes) dans une croisade impitoyable contre les pédophiles ; de l’autre la perverse Yaritza (Cristina Rodlo) dont la fonction de jeune épouse de chef de cartel va peu à peu évoluer vers une aura d’ange exterminateur. Est-ce donc un hasard si, au terme d’un ultime épisode aux allures de bilan volontairement abrégé, ces deux jeunes femmes seront les seules « survivantes » de cette intrigue ? C’est alors à elles de redéfinir ce monde après avoir tenté de l’apprivoiser et/ou de le contrôler, et il y aura alors un choix à faire : se terrer dans son loft luxueux avec un constat plus fataliste tu meurs (« Seul le nihilisme pur et dur représentera la solution pour connaître une mort glorieuse ») ou devenir cette graine de la destruction qui sème la mort et enclenche le chaos pour débarrasser l’univers du Mal.

En-dessous de ces deux inoubliables figures maternelles qui symbolisent l’origine du monde et décident de son engloutissement pulsionnel, il n’y a que des figures stériles, des tigres qui s’auto-dévorent au lieu de se nourrir les uns des autres. En vrac : les flics sont des ripoux puissance mille qui pratiquent la bavure nauséeuse (voir la scène ultra malsaine qui lance les festivités de l’épisode 1) et jouent au plus malin avec des truands bien plus doués qu’eux en matière de « retournement », les autorités fédérales se résument à une tripotée d’agités du bocal qui hurlent « Fascisme ! » dans des open space climatisés où règnent l’idiocratie et le laisser-aller (rien d’étonnant à notre époque où le trop-plein de vannes et de cynisme a détruit tout espoir de sérieux dans les échanges sociaux), des yakuzas barrés singent les codes du bushido dans un entrepôt pouilleux (hallu totale d’y repérer parmi eux Hideo Kojima, le créateur du jeu vidéo Metal Gear !), et le fait d’investir l’univers souterrain des tournages de snuff-movie dans l’épisode 5 installe une connexion entre la perversité de deux vidéastes (lesquels soumettent un puceau de 18 ans à un viol collectif en guise d’audition !) et les éructations vomitives d’un prédicateur sensible au port des armes autant qu’à l’idéologie nazie. Sans oublier l’espace le plus fort : ce cartel mexicain qui supplante assez souvent le reste de la narration (comme en témoigne un superbe second épisode entièrement dialogué en espagnol), et dont les membres familiaux jouent beaucoup sur la projection incestueuse, s’apparentent à des néo-Apollons et des néo-Aphrodites destinés à régner sur le Mont Olympe de la violence, polissent leur posture sexy comme si leur bulle protégée rejoignait celle d’une pub pour parfum, et baignent dans un cocon de luxe à faire mouiller le caleçon de Donald Trump.

Ça y est, le mot est lâché ! Citer le nom du cinglé fan d’autobronzant qui a fini locataire de la Maison-Blanche n’a ici rien d’une facilité. Parce que Too Old To Die Young – un titre qui sonne comme le plus parfait des oxymores – déroule son tableau d’une Amérique babylonesque à des fins ouvertement subversives et politiques. Le monde qu’il illustre est celui de l’argent-roi, suffisant en tant que tel pour outrepasser une loi (voir comment une jeune fille mineure exhibe une liasse de billets verts à une serveuse qui refuse de lui servir de l’alcool) et sournoisement dissimulé sous les oripeaux d’une pensée réactionnaire, pour ne pas dire fasciste. Même le sexe, omniprésent de par le spectre du porno et de la prostitution, n’est ici jamais « filmé » mais exclusivement filtré par des preuves d’immoralité. Et surtout, la visualisation du cartel mexicain – soit la cible n°1 de Trump – devient un missile subversif entre les mains de NWR. Jugez plutôt : Jésus est ici un Scarface burrito et métrosexuel qui prône moins le pardon que la vengeance, torture ses ennemis jusqu’à l’absurde pour les réduire à l’état de steak tartare (trois jours de fouet non-stop nous rappellent ici La Passion du Christ), et qui, ô suprême outrage, demeure à jamais obsédé par la nature fusionnelle – pour ne pas dire incestueuse – de la relation entretenue avec sa mère assassinée, laquelle portait le nom de… Magdalena ! Tout ça pour s’achever dans un chaos total où ce Jésus, toujours plus dérangé d’un épisode à l’autre, vomit tout chemin de croix en ambitionnant ni plus ni moins que d’anéantir la terre de la liberté afin de transformer le Mexique en nouvelle dictature mondiale. Au vu de tout ça, il s’agit sans doute de la première fois que NWR double son traditionnel doigt d’honneur créatif d’une virulence politique peu commune, à mi-chemin entre la rage anarchique d’un Lars Von Trier et la contemplation critique d’un Antonioni. A noter que le cinéaste va même jusqu’à oser la fusion rêvée des deux références précitées en revisitant à sa manière la célèbre explosion finale de Zabriskie Point au détour d’une scène monstrueusement rentre-dans-le-lard, shootée comme le prologue stylisé de Melancholia – les caravanes de nazis et de pédophiles explosent et giclent au ralenti comme les symboles du consumérisme à la fin du chef-d’œuvre d’Antonioni.

On citait précédemment Twin Peaks comme connexion principale, mais peut-être fallait-il encore enfoncer le clou : le clin d’œil à la série culte de David Lynch devient ici littéral – et même joliment taquin – au détour d’une scène dans un restaurant où l’on ne sert que des tartes aux pommes (la serveuse explique qu’elle veut garder celle aux cerises pour sa grand-mère !). Ce que l’on pourrait prendre pour une blague ne l’est pourtant pas : la référence vise surtout Le Petit Chaperon Rouge, par ailleurs explicitement cité et réinterprété par Jena Malone sous l’angle d’une parabole du viol pédophile. Une façon forte de rattacher Too Old To Die Young à ce qu’il ne cesse jamais d’être pendant treize heures : un conte de fées pervers et ironique où toute possibilité de beauté et d’émerveillement révèle assez vite son double fond déviant. Preuve en est que le tandem amoureux formé par Miles Teller et Nell Tiger Free transgresse à peu près les conventions rassurantes de la love-story (il s’agit d’une relation « interdite » entre un jeune flic ripou de 30 ans et une riche fille à papa innocente de 17 ans) tout en laissant la tension et le malaise croître de toutes parts autour d’eux (énorme prestation de William Baldwin en papa barré qui pose un œil vicelard sur sa progéniture). En outre, ces deux îlots de romantisme vite submergés par une vague d’horreur forment surtout la réunion entre les deux figures les plus marquantes de la filmo récente de NWR : d’un côté le mercenaire mutique et castré qui joue les tueurs glacés ; de l’autre la dernière représentante d’une innocence perdue, bientôt souillée par la violence et la superficialité. Drive aura donné vie à leur rencontre avant que chacun ait eu droit à son propre film (Only God forgives pour le premier, The Neon Demon pour la seconde), et ces retrouvailles, hautement fatales et forcément tragiques, sont pour le cinéaste une parfaite façon de boucler la boucle. La prochaine fois, sans doute, il faudra s’attendre à autre chose.

De la dynamite pure, donc, mais derrière laquelle se niche un état on ne peut plus pessimiste sur l’état du monde et son devenir chaotique : voilà à quoi pourrait se résumer ce monstre subversif de treize heures, aussi insensé que totalement inespéré. Le style visuel de NWR, à la fois posé et énervé dans son entrisme, apparaît surtout de plus en plus libre, ou plutôt libéré de la contrainte même du genre – il suffit de voir comment la noirceur et la sauvagerie des trois derniers épisodes évoluent de façon graduelle vers les codes du cinéma fantastique. Cette façon de prêcher autant l’excès que l’épure est un paradoxe dont on mesure la force à mesure que la série acidifie et intensifie son caractère abstrait, évanescent, tout en apesanteur génialement calculée. Rien de programmatique ici, juste un venin qui s’injecte dans chaque photogramme, qui fait passer le moindre signe cryptique pour une fulgurance, qui trouble durablement le distinguo entre proies et prédateurs. D’un désert mexicain gorgé de coyotes sanguinaires jusqu’à une Cité des Anges striée de néons rougeoyants, les territoires topographiés tout au long de Too Old To Die Young entérinent à jamais les thèses existentialistes de Baudrillard : tout n’est plus qu’un désert mental, une forme épurée et extatique de la désertion sociale, dans laquelle toutes les caractéristiques de notre monde inhumain et superficiel trouvent leur forme définitive, plus expressive que jamais. No future, jusqu’au bout, jusqu’à la fin…

« Avant, il n’y avait que l’homme et la nature. Un jour, des hommes avec des croix sont arrivés… On croyait autrefois qu’on était le centre de l’univers, que le soleil et les étoiles tournaient tout autour de nous. Et on a passé les 500 années d’après Copernic à avancer aussi vite que des escargots, pour finalement en arriver là. On a fait plier la nature à notre volonté. On a fissuré l’atome. On a détruit le tissu de la réalité. Et aujourd’hui, les lumières de nos villes s’étendent plus loin que les étoiles dans le ciel. Mais plus la société tend à la perfection, plus on est atteint de psychose. On a évolué par la brutalité, c’est pour ça qu’on avait des dents et des griffes. Et après avoir respecté la loi de préservation de l’espèce, la meute nous a finalement fourni ce qu’il nous fallait. Alors, on a abandonné notre nature violente. Mais elle n’a jamais disparu. Elle est restée près de nous, pendant notre sommeil. Et pendant qu’elle attendait, on a fini par devenir les esclaves des systèmes qu’on construisait… Aujourd’hui, tout est en train de se briser. Nos villes seront bientôt englouties par des inondations, ensevelies dans le sable, réduites en cendres. C’est pour ça que tu m’as trouvé : tu as ouvert les yeux sur tout ça »

Viggo Larsen (John Hawkes) s’adresse à Martin Jones (Miles Teller)

CRÉATION : Nicolas Winding Refn, Ed Brubaker
DIFFUSION : Amazon Prime Video
AVEC : Miles Teller, Cristina Rodlo, Augusto Aguilera, Jena Malone, John Hawkes, Nell Tiger Free, William Baldwin, Babs Olusanmokun, Celestino Cornielle, Roberto Aguire, Emiliano Diez, Carlotta Montanari, Callie Hernandez, Joanna Cassidy, Gino Vento, Chris Coppola, Liv Corfixen, Hideo Kojima
RÉALISATION : Nicolas Winding Refn
SCÉNARIO : Nicolas Winding Refn, Ed Brubaker
PHOTOGRAPHIE : Darius Khondji, Diego Garcia
MONTAGE : Annie Guidice, Matthew Newman
BANDE ORIGINALE : Cliff Martinez
ORIGINE : Etats-Unis
GENRE : Drame, Fantastique, Horreur, Policier, Thriller
STATUT : Terminée
NOMBRE D’EPISODES : 10
FORMAT : 1h30
BANDE-ANNONCE

Synopsis : Dans les bas-fonds de Los Angeles, le quotidien d’un officier de police endeuillé à la suite du meurtre de son coéquipier. Autour de lui, des tueurs à gages, des yakuzas, des cartels mexicains, la mafia russe et des gangs d’adolescents assassins…

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