Les Infidèles


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Voir un film en salles comporte toujours une part de risques liée aux attentes. Dans le cas des Infidèles, on avait eu droit à la totale au moins deux mois avant la sortie du film. On résume l’affaire ? Donc, un projet de film à sketches concocté par l’ami Jean Dujardin et son pote Gilles Lellouche, sept ou huit segments confiés à des cinéastes ambitieux qui sont aujourd’hui parmi les talents forts du cinéma hexagonal, l’envie de revenir vers la crudité et l’humour trash des films à sketches italiens, une poignée d’affiches publicitaires qui auront hérissé les poils d’un troupeau de féministes coincées (une polémique d’autant plus affligeante qu’il n’y avait vraiment pas de quoi fouetter une chienne de garde), et surtout, ce cher Jean Dujardin intronisé roi du monde depuis sa reconnaissance planétaire dans un film muet en noir et blanc dont le nom m’échappe. Faut bien l’avouer, l’ami Dujardin, on ne peut que l’adorer. Et si on dit ça, ce n’est pas pour faire genre. Car, outre ses qualités phénoménales d’acteur, décidément à l’aise dans tous les registres, difficile de ne pas saluer son ambition à tenter les paris les plus impossibles en usant de son aura de star bankable. Après la parodie de serial à l’ancienne et l’hommage au film muet, voilà donc le film à sketches. Un genre qui, avouons-le, n’a jamais disparu, mais que l’on pensait un peu éteint depuis la grande époque du cinéma italien. On pense surtout aux Nouveaux monstres de Dino Risi, apparemment la référence centrale de Dujardin et Lellouche.

Seulement voilà, il y a un problème. Ou deux. Ou même trois. En fait, des problèmes, il y en a un peu partout dans Les infidèles. A commencer par le plus embarrassant : après avoir visionné la bête en salles, on se surprenait presque à ne pas avoir décoché le moindre fou rire devant ce qui aurait dû être un sacré défouloir d’insolence. Avait-on raté un truc ? Oui, et le revisionnage du film nous permet d’y voir plus clair. Mais même après avoir découvert le film dans sa version intégrale (un sketch manquant ayant retrouvé sa place dans le montage), on ne peut s’empêcher de demeurer dans le même état que le personnage joué par Jean Dujardin dans le segment réalisé par Michel Hazanavicius : toujours à l’affût de la moindre occasion de s’éclater, mais trop souvent frustré par la mollesse du cadre et les fausses promesses. Bilan : on en attendait un peu trop, on s’était gouré. Du coup, autant ranger les grandes espérances au placard, et ne pas oublier que si les comédies italiennes à la sauce Dino Risi avaient fait forte impression, c’était avant tout grâce à une écriture sans pare-chocs et une inventivité de tous les instants. On ne criera pas défaite dans l’immédiat, mais à une époque fucked-up où le politiquement correct semble avoir phagocyté toutes les strates de la création artistique, il est clair que la patrie de Molière n’est actuellement plus une terre promise pour la transgression. Le public populaire, gavé au formatage télévisuel et aux fictions plates, n’y est en revanche pour rien. Et le fait que Les infidèles ait bien marché en salles n’est d’ailleurs pas une surprise en soi.

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Alors quoi, le résultat serait-il donc une fiction relativement plate sous couvert d’insolence ? Si l’on regarde bien l’enfilade des sketches et leur positionnement l’un par rapport à l’autre au sein de la structure scénaristique, on pourrait dire que oui, tant la juxtaposition des segments ne vise pas à accroître la méchanceté du propos initial (rire et souffrir de l’infidélité masculine pour mieux la stigmatiser) de façon exponentielle, afin d’aligner les fous rires jusqu’à un climax final proprement dévastateur. Non, ici, on s’enferme une fois de plus dans ce qui semble avoir défini la comédie hexagonale dans 95% des cas : un scénario carré et cadenassé à tous les niveaux, une logique de limitation visant à ne pas s’écarter d’une tonalité précise, une démarche de timide dans chaque tentative de trashitude, et, allons-y carrément, une suite de préliminaires qui n’aboutissent quasiment jamais à un orgasme. Du coup, ça démarre sagement, puis ça s’accélère un petit peu le temps d’une pastille, et puis ça redevient un peu mou, et ainsi de suite. Si l’on voulait prendre une analogie, on pourrait penser à la courte place laissée aux Guignols de l’Info en plein cœur d’une célèbre émission (très consensuelle) de Michel Denisot : aujourd’hui, l’insolence n’est plus qu’une courte parenthèse dans une longue phrase formatée et sans faute d’orthographe. Et si l’on considère que le climax d’insolence est censé se produire lorsque l’intrigue se conclut, il y a de quoi faire la grimace (attention spoiler) : à la fin, après une longue nuit de fiesta à Las Vegas où Dujardin et Lellouche se sont tapés tout ce que la ville peut compter de bimbos et de putes, voilà que l’éventualité d’un coït entre potes se fait ressentir, jusqu’à ce que l’un (qui serre les dents) se fasse littéralement enculer par l’autre (qui, visiblement, se lâche un peu trop fort). Un plan inattendu qui résume le processus caché du film (mettre à nu l’homme moderne et sa veulerie beauf), mais qui, sous couvert d’une fausse misogynie et d’une ironie qui n’a rien de mordant, ramène les intentions trash du projet à une situation grotesque et caricaturale digne de La Cage aux folles. On croit rêver.

En signant eux-mêmes ce dernier sketch intitulé Las Vegas, Jean Dujardin et Gilles Lellouche ne pouvaient pas rêver pire sortie de route. D’autant que les deux beaufs qu’ils incarnent dans ce segment sont aussi ceux qui inaugurent le film dans un prologue anecdotique (mis en boîte par Fred Cavayé) : deux grands types censés représenter le mâle national dans ce qu’il a de plus veule et de plus immature, qui trompent leurs épouses avec deux sublimes nanas péchées dans une boîte de nuit, et qui dissertent sur les raisons qui les poussent à pratiquer aussi souvent l’adultère. Avec une pensée finale qui sort de la bouche de Lellouche : rester fidèle, c’est le seul moyen de ne pas se faire gauler et de ne pas avoir de problème de conscience. Un simple fou rire de Dujardin, et c’est l’infidélité masculine qui s’enferme dans ses torts et ses travers. Fin du sketch. C’est tout ? Ben oui. Pour une entrée en matière, on s’attendait infiniment à mieux… Autant dire qu’en s’ouvrant et en se terminant par ces deux segments plutôt mous de la merguez, Les infidèles n’installe aucun apéritif qui boosterait nos zygos au bout de deux minutes, ni même la moindre bombe d’hilarité qui exploserait juste avant le générique de fin. La tiédeur semble de rigueur d’un bout à l’autre du projet, et pas sûr qu’on puisse s’en réjouir.

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Cependant, si la porte d’entrée et la porte de sortie ne procurent pas le moindre frisson lorsqu’on les franchit, le contenu de la pièce centrale mérite qu’on s’y attarde un peu plus. On passera assez vite sur Lolita, segment assez insignifiant d’Eric Lartigau, où un Gilles Lellouche en mode « orthodontiste-qui-a-la-bague-au-doigt » subit le quotidien d’une pipelette de 19 ans (Clara Ponsot) dont il s’est amouraché, avec qui il rêve d’une relation sérieuse alors que celle-ci ne pense qu’aux expériences de l’instant présent, sans attaches ni planning. Si l’on excepte l’apparition tordante de Dujardin en punk ringard et un final qui confronte son pathétique héros à son âge comme à son ridicule, c’est ventre mou à tous les étages, le tout avec une réalisation assez médiocre et uniforme. Oublions… Le segment de Michael Hazanavicius, en revanche, se révèle beaucoup plus intéressant. Intitulé La bonne conscience, il nous montre un cadre loser (Dujardin) prêt à tout pour tirer un coup lors d’un séminaire d’entreprise. Sauf que, dans cet hôtel de province où tout transpire la moquette propre et le service faussement satisfait, difficile de se la jouer branché et cool quand on est marié, maladroit, vecteur de blagues aussi chiantes que pas drôles, et gland ridicule face à un collègue dragueur de compétiton (Lellouche). Seule option de secours : draguer la collègue la moins attrayante de la boîte (Isabelle Nanty), à trois heures du matin, avec des arguments plus minables tu meurs. Et quant on sait qu’Isabelle Nanty n’est autre que celle qui a autrefois imposé Jean Dujardin comme acteur comique potentiel (sa marraine dans le métier, pourrait-on dire), la ridicule séance de drague en devient jouissive, même si elle nous laisse avec un rire jaune sur le visage.

Si le rythme narratif s’avère une fois de plus très lent, ce segment mérite toutefois le détour, tant la drôlerie tant attendue s’efface ici sous le poids d’un malaise de plus en plus dérangeant. Très à l’aise dans la retenue comme dans la mise en scène de la frustration masculine, Hazanavicius élabore alors un tableau sordide, peuplé d’êtres moyens qui ne sont que le reflet de la standardisation sociale, le tout avec un jeu magistral sur la durée et une cruauté que n’aurait certainement pas renié Michel Houellebecq. Et en jouant le rôle du loser, même Dujardin en sort grandi à force de pervertir joyeusement son image glamour… Par la suite, l’ironie suprême veut que le sketch qui avait procuré en salles la plus belle satisfaction sur l’ensemble du film soit précisément celui où le rire est totalement banni : La question, où Emmanuelle Bercot, seule femme réalisatrice sur le projet, renforce avec brio l’utilité de la fameuse injonction « N’avoue jamais ». Sur un mode hérité de Qui a peur de Virginia Woolf, on y verra donc le couple formé par Jean Dujardin et Alexandra Lamy en pleine discussion conjugale sur l’aveu de leurs infidélités réciproques. Un segment qui démarre paisiblement pour virer tranquillement vers la dispute violente, où les deux sexes se jettent en pâture leur infidélité et leur lâcheté à travers un douloureux jeu de la vérité. Le simple fait de filmer les deux stars (et couple dans la vie) d’une fiction télévisuelle marquante sur l’enfer de la vie de couple rend ce segment fort et marquant, comme si la réalisatrice de Backstage avait souhaité filmer l’après-Un gars une fille au cœur d’un huis clos cérébral sans porte de sortie, où l’humour n’aurait plus sa place et où l’infidélité du mâle moderne était davantage vecteur d’un profond malaise. Avec, en bout de course, une émotion à la fois pure et tragique, histoire de clore en beauté ce grand petit film qu’il est d’ailleurs fortement conseillé de ne pas visionner avec son conjoint.

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Dans son ensemble, l’une des forces du projet aura été d’alterner les segments les plus longs avec de petites intermèdes hilarants, qui font autant office de pauses narratives que de récréations décontractées, et qui viennent alléger l’ensemble du métrage. A l’époque de la génération YouTube et des programmes télévisuels succincts (Bref, pour ne citer que le meilleur), l’initiative était même d’autant plus audacieuse qu’elle pouvait établir une passerelle entre une narration de programme télévisé et un projet de cinéma basé sur la succession de gags trash. En l’état, Alexandre Courtès, jeune prodige de la pub, l’a plutôt bien relevé en signant ici trois petites pastilles sur des hommes pris en flagrant délit d’adultère (chaque pastille est centrée sur un personnage précis). Lesquels vont se retrouver réunis dans l’avant-dernier segment du film, Les infidèles anonymes, où Courtès nous balance une authentique cure de désintox pour infidèles compulsifs, menée par une Sandrine Kiberlain hilarante et vite dépassée par les événements. Une fois de plus, Dujardin et Lellouche s’en donnent à cœur joie pour jouer les affreux, sales et méchants, ici rejoints par Guillaume Canet en sex addict très fayot sur les bords et par Manu Payet en gérontophile sadomaso coiffé d’un masque de porc. C’est donc sans doute à travers les segments de Courtès que le rire s’installe de façon plus récurrente, mais une fois de plus, comme on le soulignait à propos de l’ensemble du projet, la méchanceté s’avère limitée au strict minimum, sans échappée inattendue ni surprise véritable, presque à la manière d’un sketch télévisuel qui suffirait à nourrir un programme relativement burné sur Canal+. En définitive, si l’on fait le bilan de tous les segments abordés et de la manière dont la structure narrative a été agencée, le constat s’impose de lui-même : s’il est nécessaire de considérer avant tout le projet comme une variation sur le thème de l’insatisfaction (Dujardin l’avouait lui-même en interview : « Ce ne sont pas des fantasmes qu’on s’est écrit, mais des cauchemars masculins »), la version cinéma des Infidèles n’en reste pas moins trop verrouillée de l’intérieur pour laisser l’inattendu surgir au détour de chaque segment. Et on se réjouit de constater que la réintégration d’un segment manquant suffisait amplement à redonner au film ce qui lui manquait : la fraîcheur.

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On se souvient qu’au moment de la sortie du film, le réalisateur Jan Kounen s’était senti très mal en apprenant que son segment avait été éjecté du montage final. Tous les arguments ont été invoqués pour justifier ce choix : un montage qui aurait été un peu trop long, un comité de censure qui aurait grincé des dents devant un segment jugé trop trash, un sketch qui ne s’inscrivait pas dans la tonalité générale du projet, etc… Sans parler du malaise des deux instigateurs du projet, regrettant visiblement leur choix après coup, et d’un Kounen un peu rancunier, confiant avoir mis le scénario de la suite de 99 F dans un tiroir pour un petit moment. Peu importe la vraie raison, on se bornera à juger finalement de l’utilité de ce segment intitulé Ultimate Fucking, qui concrétise donc une version jugée « intégrale ». Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est loin d’être déçu : débutant dans une retenue très british pour s’achever dans un délire bis à la Sam Raimi, ce segment concentre en son sein toute la folie perverse et décomplexée que l’on aurait tant aimé voir sur la totalité du métrage. Imaginez un réparateur de meubles anciens (Gilles Lellouche) se faisant dragouiller par une belle et tendre jeune femme (Mélanie Doutey, sa vraie femme dans la vie) à la sortie d’un bar, et la ramenant chez elle, à savoir une baraque paumée dans une forêt qui rappelle beaucoup celles des contes les plus flippants. Une sorte de tanière du grand méchant loup, on pourrait dire, puisque cette baraque délabrée cache en son sein un décorum ultra classe (avec feu de cheminée, murs à la tonalité japonaise et peau de bête sur le sol), et que le conjoint de la belle, une brute experte en free fight incarnée par Jérôme Le Banner, débarque sans crier gare avec des envies de sadisme dans la tête.

Toujours aussi déchaîné dans sa mise en scène, usant des plans à la grue comme du grand angle cartoonesque, Kounen s’éclate comme un dingue à filmer la souffrance hardcore d’un minable à lunettes, pris au piège d’un couple frappadingue dont la femme, perverse jusqu’au bout derrière son physique de copine idéale, trouve sa jouissance en épiant la punition de l’homme infidèle derrière un judas ou en se faisant chevaucher par son mec dans une manga room. Sans oublier un Jean Dujardin zinzin comme on l’aime, qui s’offre un petit rôle furtif de hippie intello et lanceur de fléchettes. A force d’oser la transgression sur un terrain aussi large, passant d’un cadre réaliste à un trip chamanico-horrifique en un claquement de doigts, jusqu’à s’achever sur une chute finale hautement dérangeante et jouissive, Ultimate Fucking constitue un opus tranchant et destroy qui file une patate d’enfer, et pour le film en général, la solution qui manquait à l’équation pour remplacer une inconnue frustrante.

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Grâce à cet ajout plus que bénéfique, cette version intégrale des Infidèles consolide enfin ce qui était la fonction première du projet d’origine : se moquer de l’infidélité masculine avec un regard libre, propice à l’insolence et à la cruauté. Avec un avantage vital : ne surtout pas laisser la tonalité générale prendre le dessus sur la volonté de s’amuser. Comme on parle de Dujardin, on se souvient qu’un film comme Brice de Nice, vilipendé pour cause de scénario inexistant, tirait toute son énergie d’un rythme trépidant, empilant des gags plus ou moins réussis sans souci de cohérence réelle. Il en est de même pour le film à sketches, dont on peine à saisir l’utilité dès lors que les réalisateurs conviés se branchent sur la même énergie interne. Du coup, en plaçant le sketch de Kounen entre celui de Hazanavicius (amer et malsain) et celui de Lartigau (réaliste et jovial), l’équilibre de la narration atteint un degré de fluidité assez optimal, même si cela ne relève pas la qualité toute relative de certains segments. L’esprit potache et irrévérencieux se confronte alors à un cinéma plus traditionnel, faisant des Infidèles un bordel sans nom où chacun viendra picorer ce que bon lui semble. Et on le répète, il est important de ne pas s’attendre à un délire ininterrompu sur l’infidélité, puisque l’humour ne sera présent que par intermittences. On peut simplement reconnaître à Jean Dujardin et Gilles Lellouche d’avoir osé un pari délicat, parfois brillant parfois frustrant, en tout cas décousu et inégal, dont l’audace aurait davantage claqué au visage du cinéphile s’ils s’étaient un peu plus lâchés dans le délire. En l’état, la retenue dont ils ont fait preuve les a juste privés de cette liberté d’action que l’on aimerait tant voir s’installer dans le cinéma français… Bref, même si ça s’est amélioré au finish, on reste toujours un peu sur notre faim.

Réalisation : Fred Cavayé, Michel Hazanavicius, Jan Kounen, Eric Lartigau, Emmanuelle Bercot, Alexandre Courtès, Jean Dujardin, Gilles Lellouche
Scénario : Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Stéphane Joly, Nicolas Bedos, Philippe Caverivière
Production : Jean Dujardin, Eric Hannezo, Guillaume Lacroix
Bande originale : Evgueni Galperine, Sacha Galperine
Photographie : Guillaume Schiffman
Montage : Anny Danché, Julien Leloup, Benjamin Weill, Michel Hazanavicius
Origine : France
Date de sortie : France
NOTE : 3/6

1 réaction

  1. Plutôt inégal ce film à sketch. Hormis le segment sur l’après Un gars, Une fille et celui mettant en avant une séance de groupe avec les différents infidèles, je ne retiens rien, si ce n’est l’ennui. Les trois intermèdes comiques placés ici et là sont sympathiques, mais noyées par les autres sketchs, lourds, chiants, jamais émouvants ou drôles, dommage. Quant au final, il est tout simplement ridicule et clôt le film sur une bien piètre note humoristique et décalée. Mais finalement, on ne sait pas sur quel pied le film veut danser : réalisme ? auto-dérision ? second degré ? les trois à la fois ? 

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