Grand angle sur 2018

Pour changer des tops de fin d’année, quelques questions où l’on se remémore douze mois d’images en tous genres, d’enchantements mais aussi de désillusions. Quelques questions un peu provocatrices mais l’exercice est surtout un prétexte pour échanger nos découvertes. Guillaume, Matthieu, June et Anaïs reviennent donc sur 2018 et nous annoncent leurs attentes pour 2019 ! N’hésitez pas à répondre vous aussi dans la section commentaire.

 

 

La meilleure surprise 2018

Guillaume :
Sans aucun doute le nouveau Suspiria signé Luca Guadagnino, qui finit contre toute attente en tête de mon classement de l’année (oui, devant Climax !). Ou comment un cinéaste italien jusque-là peu inspiré ose tordre la mythologie d’un film culte soi-disant inviolable pour aboutir à un monument de body-horror féministe, démoniaque et thématiquement inouï, quelque part entre Nicolas Roeg et Andrzej Zulawski. Pour info, Dario Argento n’a pas aimé le film. Il était jaloux ?
Matthieu :
Burning de Lee Chang-Dong a réussi le périlleux exercice de se défaire des codes du genre sans les prendre pour autant de haut. J’ai tellement l’habitude de voir ce genre de production se complaire dans leurs prétentions pour vendre du vide que ce fut épatant de voir un tel résultat. Ce qui donne un film riche se reposant sur la beauté éphémère du fantasme pour ses questionnements humains et sociaux.
June :
Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin. Parce que c’est un premier long-métrage sans en avoir l’air, tant le film est précis dans sa conception et audacieux dans son point de vue. Pour cette ouverture tout en images d’archives sur les vagues d’immigrations à Marseille, pour ce grain de l’image qui crée un lien entre le passé et le récit contemporain, pour l’alchimie fougueuse des deux héros incarnés par Dylan Robert et Kenza Fortas, et pour cette définition du courage qui continue de nous accompagner encore aujourd’hui.
Anaïs :
Sharp Objects qui rejoint pour moi les grandes séries de la décennie. Et j’attends grandement la suite de Big Little Lies, également signée Jean-Marc Vallée.

 

 

Les directions photo les plus marquantes de l’année

Guillaume :
Celle de Marco Graziapiena pour le solaire Mektoub My Love d’Abdellatif Kechiche. Pour faire simple, elle est si belle et si travaillée qu’on sort de ces trois heures de film avec la même sensation de sueur et d’épuisement qu’après une journée d’été à la plage.
Matthieu :
Probablement parce qu’il poursuit tranquillement sa collaboration avec Juan Antonio Bayona, Oscar Faura a conçu à mon sens un type de photographie devenu trop rare dans les blockbusters actuels avec Jurassic World : Fallen Kingdom. Il y a une authentique synergie entre les deux artistes Si Bayona veut redonner de sa superbe aux dinosaures, beaucoup de ses idées de mise en scène reposent sur le travail de la lumière. Des scènes comme l’introduction ou l’échappé à travers l’exposition doivent ainsi toutes leurs réussites aux capacités de Faura pour concrétiser la pensée de Bayona. Et il y arrive avec brio.
June :
On n’a pas fini d’être ébloui par les lueurs du soleil qui transpercent chaque recoin des scènes de Burning de Lee Chang Dong. Contre le mur d’une chambre, à l’horizon de la campagne coréenne ou dans les flammes d’un incendie, la source de cette lumière serait-elle la clé de l’énigme ? En tout cas, la photographie de Kyung-pyo Hong joue un rôle phare pour accentuer les contrastes entre l’angoisse et le désir qui animent le personnage principal, Lee Jongsu. C’est aussi à travers la lumière que le film délivre sa plus belle scène, au crépuscule, sous un air de Miles Davis, une ombre à demi nue en contre-jour, et le point incandescent d’un joint allumé qui passe de main en main.
Anaïs :
La photographie féérique de Dan Laustsen dans La Forme de l’eau.

 

 

Un plan mémorable

Guillaume :
Tous les plans qui forment le climax final de Suspiria, que je ne révèlerai pas pour ceux qui n’ont pas vu le film. Disons juste que si vous avez été sidérés par les ambiances très « pandémonium » des Diables de Ken Russell, vous aurez du mal à oublier une telle scène…
Matthieu :
Le plan d’ouverture de Roma d’Alfonso Cuaron. C’est une merveille de composition qui impose d’emblée ce que le film va raconter sans avoir besoin d’émettre une seule réplique.
June :
Dans Phantom Thread, Reynold Woodcock est dos à la caméra face au sommet imposant d’une montagne enneigée. L’image s’estompe tandis que la neige se met à tomber à gros flocons du haut du cadre. Le plan suivant apparaît en surimpression avec la neige : Reynold et sa jeune épouse Alma, en tenues de soirées, descendent un majestueux escalier. Ce fondu enchaîné, qui réunit deux plans en un seul, n ‘est pas sans rappeler certains grands classiques du cinéma. Paul Thomas Anderson le sait et parvient à amener cette histoire d’amour vers des territoires encore peu explorés au cinéma.
Anaïs :
Même déçue par le final de The Haunting of Hill House, je me vois dans l’obligation de citer la série dans cette catégorie. Une catabase qui conclut un épisode puis un plan-séquence qui en ouvre un autre. De la maestria pure. On n’en dit pas plus pour ne pas cristalliser l’attente des prochains spectateurs et gâcher leur effet.

 

 

La scène que tu n’as pas vue venir

Guillaume :
Je garde en mémoire la puissance émotionnelle de l’ultime scène de 3 Billboards de Martin McDonagh, qui m’a laissé bouche bée par sa volonté d’installer le doute dans un processus de vengeance, et de nous laisser guetter la disparition de ce sentiment chez ses personnages par un jeu subtil et calculé sur l’arrière-plan de la scène. Une scène humaniste pour un immense film qui, à bien des égards, donne envie d’être meilleur.
Matthieu :
Les Indestructibles 2 m’a rappelé sans prévenir ce principe de physique en animation : si un personnage boit une gorgée d’eau, il doit en recracher le triple par son nez.
June :
Plusieurs scènes dans Senses de Ryusuke Hamaguchi sont surprenantes mais peut-être l’une des toutes premières de son film en cinq parties est un bon exemple. Au cours d’un atelier, un homme fait faire des exercices de méditations à des personnes qui ne se connaissent pas. Front contre front, puis la tête posée contre le ventre de l’autre, chacun est amené à écouter les pensées, les bruits d’un corps inconnu. Cette scène est proche du documentaire dans sa façon de lui laisser le temps d’exister par elle-même, en donnant l’impression de ne pas l’inscrire dans un processus narratif. Le spectateur participe activement à l’expérience en prenant d’abord l’animateur pour un charlatan, puis laisse ses préjugés de côté au vu du trouble provoqué chez les personnages.
Anaïs :
Le final de la saison 2 de The Good Place qui cherche inlassablement des idées pour se renouveler et mettre en danger l’intégrité morale de ses personnages principaux. Peut-être aussi chaque trouvaille scénaristique pour incarner à l’écran des concepts philosophiques.

 

 

Un coup de gueule

Guillaume :
Ah, vous tenez vraiment à ce que je vous ressorte le même texte que l’année dernière ?
Matthieu :
Le débat Netflix qui tourne sévèrement en rond à base de cépaducinémasicépaensalle. Il faut être honnête : la plateforme VOD est loin d’être parfaite. Netflix reste une grosse entreprise comme les autres et prend des décisions en ce sens (le coup de génie du marketing pour vendre l’exécrable The Cloverfield Paradox). Cependant, l’obnubilation du débat par chez nous sur la seule question de salle bloque toute discussion et pousse chaque partie à camper sur ses positions. En conséquence, il n’y a plus vraiment de place pour discuter et améliorer d’autres aspects bien plus importants comme la politique de conservation des films ou la mise en valeur du catalogue.
June :
Pas vraiment un coup de gueule, mais plus une incompréhension face à l’élan d’enthousiasme autour du film Le Grand bain de Gilles Lellouche où je n’ai vu qu’une comédie cousue de fils blancs, au casting certes impeccable, mais qui malgré tout ses efforts n’est presque jamais drôle.
Anaïs :
L’invisibilité de la photographie dans le discours critique en France. Faites le test, effectuez une recherche sur un célèbre chef opérateur en langue française puis en langue anglaise, vous verrez qu’il est bien rare de les trouver mentionnés ici-bas alors qu’ils le sont souvent dans les médias outre-atlantiques. Et si interview il y a, on restera souvent dans des généralités et rares seront les questions concernant le choix des objectifs, des caméras, bref pas grand chose à se mettre sous la dent si l’on souhaite se documenter. Le comble quand on leur doit tant…

 

Un DVD/Blu-Ray ?

Guillaume :
J’en choisis trois. D’abord l’édition colossale de 1900 de Bernardo Bertolucci par l’éditeur Wild Side, qui offre à la fois la plus belle copie de ce film-fleuve et le plus bel hommage jamais rendu à ce grand cinéaste – hélas disparu cette année. Ensuite celle de Memories of Murder par la brillante équipe de La Rabbia menée par Manuel Chiche, qui offre au polar matriciel du cinéma sud-coréen un objet éditorial à sa juste mesure, c’est-à-dire imposant et inépuisable. Et enfin le coffret Hellraiser par les cinéphiles d’ESC Distribution, qui limitent la casse en ne conservant que les trois premiers films (tant mieux, les autres sont des déchets à oublier dare-dare !) et qui ont fait preuve d’un très solide accompagnement éditorial.
Matthieu :
L’offre HD consacrée au réalisateur Richard Fleischer s’agrandit un peu plus chaque année dans nos contrées. En 2018 sont ainsi sortis La Fille sur la Balançoire, Mandingo et Les Vikings. Je conseillerais tout particulièrement ce dernier. D’abord parce que c’est un formidable film d’aventures porté par un charismatique Kirk Douglas. Ensuite parce que cette édition remplace un vieux dvd poussiéreux et permet de profiter pleinement de la magnifique photographie de Jack Cardiff. Enfin parce que le coffret ajoute aux habituels bonus un livre consacré à Fleischer. De quoi rappeler à quel point ce génie éclectique reste bien trop sous-estimé.
June et Anaïs :
On passe notre tour !

 

 

Le film sous-côté de 2018

Guillaume :
Pourquoi le nouveau Suspiria n’a-t-il tenu que deux semaines à l’affiche ? Les thuriféraires aveugles de Dario Argento ont-ils redoublé de sournoiserie pour passer sa sortie sous silence ? Le distributeur se fichait-il totalement du résultat ? Les spectateurs n’ont-ils pas compris où Guadagnino voulait en venir avec une telle redéfinition de la mythologie d’origine ? S’attendaient-ils à un remake bête et vain alors que les créateurs de la chose ont judicieusement choisi de s’en écarter ? Ce méga-bide en puissance m’apparaît comme la plus grosse injustice de l’année, en plus d’avoir privé bon nombre de spectateurs d’une proposition de cinéma qui aurait pu les laisser sur le carreau – dans le bon sens du terme.
Matthieu :
Pas vraiment sous-coté mais plutôt passé sous le radar en raison de la communication foireuse de Netflix, L.A. 92 est un documentaire indispensable sur l’affaire Rodney King. Uniquement composé d’images d’archive, le colossal travail de montage fait tout le tour de la question et dresse un incroyable portrait de la société américaine.
June :
England is mine de Mike Gill sur Steven Patrick Morrissey avant de devenir Morrissey le leader iconique des Smiths. Un biopic resté assez discret à sa sortie en France car ne contenant pas les célèbres musiques du groupe de Manchester, et se situant avant les heures de gloire du musicien. Néanmoins, le cinéaste nous confronte aux doutes et à la recherche permanente d’un jeune artiste en devenir. De plus, il nous plonge dans ses influences musicales qui l’ont tout autant inspiré que paralysé, cela nous en dit peut-être davantage qu’une retranscription trop littérale tout en préservant le mystère Morrissey.
Anaïs :
Le sino-japonais Flavors of Youth qui, il me semble, a bien vite cessé de faire parler de lui. L’effet Netflix peut-être ? Sa poésie du quotidien, ses saynètes culinaires, son doux lyrisme… L’animation chinoise est en pleine ébullition et cette collaboration nous le rappelle vivement. Ne détournons pas notre regard de l’Asie.

 

Le livre à lire pour être plus intelligent

Guillaume :
Vous avez Peur de Dario Argento ? Vous devriez…
Matthieu :
Tony et Ridley Scott, Frères D’Armes de Marc Moquin a le bon goût de contrer cette mauvaise habitude d’opposer le style des deux frangins pour en pointer plutôt les similitudes. Quoiqu’on pense des films évoqués, l’analyse croisée fait constamment preuve de pertinence et dévoile d’autant plus la richesse de leur filmographie respective.
June et Anaïs :
On passe notre tour !

 

Un film français à sauver

Guillaume :
Là, pour le coup, je ne vais pas choisir mon film français préféré de l’année, et je vais plutôt prendre l’expression « à sauver » au pied de la lettre en revenant sur un film qu’il va s’agir de réévaluer à la hausse. Claire Denis étant à mes yeux la réalisatrice la plus radicale – et donc la plus précieuse – du cinéma français aux côtés de Lucile Hadzihalilovic, j’avoue ne pas être surpris de constater que son dernier – et meilleur – film, à savoir le sidérant et sidéral High Life avec Robert Pattinson, a fini par récolter un bon paquet de réactions haineuses, dubitatives ou sarcastiques, tout comme certains n’avaient pas manqué de dénigrer son sanglant Trouble Every Day lors de sa sortie en salles il y a vingt ans. Laissons-lui le temps, il sera réévalué un jour ou l’autre…
Matthieu :
Comme tous les ans, je n’ai pas été particulièrement patriote. Je retiendrais donc surtout Climax de Gaspar Noé. Comme à son habitude, le cinéaste prend un propos bêta se résumant en quelques lignes pour créer une expérience sensorielle interpellant tout notre être. A chaque fois, je pense qu’il va se faire prendre à son propre jeu et à chaque fois il transcende ses limites.
June :
Cette année beaucoup : Shéhérazade, Nos Batailles, Amanda, En liberté, Les Garçons sauvages
Anaïs :
Une année de plus, j’ai totalement délaissé le cinéma français et il me sera bien difficile de répondre à cette question. J’attends de lire les classements des collègues pour y piocher la crème de la crème.

 

Un film très attendu pour 2019 ?

Guillaume :
Les nouveaux films de Terrence Malick (Radegund) et de Paul Verhoeven (Benedetta) n’ayant toujours pas de date de sortie annoncée, je me rabats forcément sur la neuvième claque de Quentin Tarantino (Once upon a time in Hollywood) et la suite des Mondes de Ralph (dont les premiers extraits vus cette année à Annecy m’ont fait mourir de rire !). Mais j’avoue – avec une bonne dose de honte – que deux autres de mes plus grosses attentes de 2019 sont des adaptations manga-live qui font d’ores et déjà polémique : d’un côté la relecture de Gunmm par le tandem Cameron/Rodriguez, et de l’autre celle de Nicky Larson par la team de Philippe Lacheau. Que ça promette beaucoup pour n’aboutir qu’à un étron cinématographique ou que ça sente déjà mauvais pour mieux cacher une potentielle bonne surprise, dans les deux cas, je suis super curieux de voir ça… Bon, j’emporterais un sac à vomi et un sérum pour les yeux au cas où, hein…
Matthieu :
La Mule de Clint Eastwood pour la seule perspective de revoir à nouveau le plus grand acteur du monde devant la caméra.
June :
Ad Astra de James Gray, hâte de voir ce cinéaste de génie se confronter à la science fiction, et aussi un peu pour Brad Pitt, il faut l’avouer.
Anaïs :
La Mule. Si je n’ai pas renié les derniers Eastwood, appréciant même assez Sully ou American Sniper, je désespérais tout de même de le voir s’atteler à un scénario plus ample et la bande-annonce en laisse attendre le meilleur. Assez curieuse également de découvrir le travail de son nouveau directeur photo, Yves Bélanger (Dallas Buyers Club, Sharp Objects, etc). Evidemment, j’aurais pu citer le prochain de Makoto Shinkai mais Your Name ne m’avait pas autant subjuguée que ses précédents films, je resterai donc très prudente à son sujet… Côté animation, n’oublions pas non plus Toy Story 4 !

2 Comments

  • kathnel Says

    Je profite de ce bilan 2018 pour souhaiter une excellente année 2019 à toute l’équipe de « Courte Focale » C’est toujours un grand plaisir de vous lire. Je partage certains de vos coups de cœur et la plupart de vos attentes.
    Je n’ai malheureusement pas vu Suspiria de Luca Guadagnino, mais l’enthousiasme avec lequel Guillaume le présente ne peut que me donner envie de le découvrir .
    Phantom Thread, est mon inconditionnel coup de cœur 2018 : Un film sublime tout en nuances et en faux semblants, à l’élégance un peu surannée, à la lumière magique, à l’ambiance Hitchcockienne .Paul Thomas Anderson a vraiment fait ressentir la passion tortueuse de cette histoire d’amour si particulière.
    Under the Silver Lake : ce film étrange, noir et mélancolique, délirant cauchemar sensoriel et truffé de références cinématographiques a toute sa place dans mes préférés
    Quant à 3 Billboards de Martin McDonagh, ce fut la 3ème surprise , un vrai drame humain, sur le deuil et la culpabilité qui montre la faiblesse des hommes autant dans leur humanité que dans ce qu’ils peuvent parfois avoir de pire et de meilleur . Je rejoins le ressenti de Guillaume sur ce film d’une grande puissance émotionnelle.
    Je partage encore le point de vue de Guillaume avec High life et sa réalisatrice. Un film déroutant et émotionnellement fort , ouvrant sur le trouble car sans réponse unique . Un film très mélancolique en tout cas , avec l’idée d’une irréversible perte, autour de la transgression d’un tabou, à moins que cela ne soit la promesse d’un nouveau soleil.
    Je partage l’avis de Matthieu à propos de Burning et son histoire d’amour contrariée , entre thriller et folie, imagination et fantasmes , réel et illusion…un film d’ombres et de lumières.
    Une des directions photo les plus marquantes ? Ce sera aussi pour Mektoub My Love ….Photo sublime (solaire est vraiment le mot) ; la lumière irradie le film, les visages, les corps, les mouvements. C’est un tourbillon qui nous entraîne dans une énergie débordante, un appétit de vivre, d’aimer.
    J’ai eu la chance de voir Roma au cinéma (festival Lumière) et il m’a beaucoup émue (ressenti que beaucoup ne partagent pas) Tout comme Matthieu, fascinée par cette scène d’ouverture
    Sinon, excellentes surprises pour des films Français :
    Climax de Gaspar Noé. Expérience sensorielle qui m’a scotchée, littéralement, il y a à la fois l’euphorie, l’énergie, la pulsion de vie qui s’exprime avec rage et puis, son envers, avec l’excès, la dérive, la enivrante, instinctive, et comme souvent chez Noé, dérangeante, épuisante.
    « Les garçons sauvages » : C’est une splendide expérience de cinéma aussi étrange qu’enivrante, baroque, sensorielle et poétique.
    Pour l’animation, j’ai adoré Les Indestructibles 2 et Spiderman new generation .
    Quant à mes attentes:
    le film de Terrence Malick , de Quentin Tarantino , de Paul Verhoeven, de Eastwood,de James Gray,et celui de M. Night Shyamalan
    Voilà , je termine par une autre bonne surprise et la fidèle lectrice de votre site souhaiterait vous donner l’envie d’aimer « Tesnota , une vie à l’étroit » de Kantemir Balagov
    J’ai tout aimé : la mise en scène qui prend le parti de décrire l’intime, à travers les espaces, les lieux, depuis cet univers familial qui se délite, aux tensions entre traditions et désirs d’émancipation, pour évoquer les contradictions et déchirures d’un pays. la fureur de vivre d’une jeunesse sacrifiée.

    Merci à vous . Kathnel

    • Anais Tilly Says

      Bonsoir, nous vous souhaitons également une heureuse année 2019 et on l’espère encore emplie d’images poétiques ! Merci pour la recommandation de « Tesnota , une vie à l’étroit », il ne fait nul doute que l’un de nous quatre s’y intéressera.

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