Annecy 2013 : Le programme

Sa cérémonie d’ouverture aura lieu lundi soir, mais nous investirons déjà les salles le matin même. Vous l’avez compris, nous serons la semaine prochaine au Festival international du film d’animation d’Annecy. Ou plus précisément Guillaume L., Gustave ayant préféré (comme vous le savez !) découvrir les sélections parallèles du festival de Cannes, le temps également pour Matthieu de se consacrer à une rétro Star Trek et pour Guillaume G. celui de penser à ses futures analyses. Bref, une fois n’est pas coutume, les jours à venir seront faits d’animation ou ne seront pas. L’occasion de découvrir quelques longs et courts-métrages dont la plupart ne sortiront que dans quelques semaines, voire quelques mois, ou même dans le cas le plus extrême… dans près d’un an. On vous parlera évidemment de la très grande majorité dans la foulée, à moins d’une merveille ou cas spécifique nécessitant d’y revenir longuement, et donc a posteriori du festival. Le programme prévisionnel ci-dessous, même si le temps ne nous laissera pas la possibilité de tout aller voir.


Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill

EN COMPÉTITION :

L’apôtre, de Fernando Cortizo (Espagne) : Ce premier film européen en stop-motion et 3D stéréoscopique semble l’un des plus ambitieux de cette compétition. Et rien que pour ça, on est plutôt curieux.
Attente respectueuse.
Arjun, the warrior prince, d’Arnab Chaudhuri (Inde) : Guère d’espoir vis-à-vis de ce long-métrage coproduit par Disney via sa filiale indienne The Walt Disney company India. S’il s’inspire du Mahābhārata, plus grand poème jamais composé au monde, rien ne semble indiquer a priori qu’il pourrait nous enthousiasmer outre mesure.
Attente inexistante.
Berserk l’âge d’or partie 2 – La bataille de Doldrey, de Toshiyuki Kubooka (Japon) : Suite directe de L’oeuf du roi conquérant, présenté hors compétition à Annecy l’an dernier. Nous l’avons déjà vu dans la mesure où il est disponible en DVD depuis quelques semaines, et c’est pas mal (#Analyse) ! Mais plutôt que de l’évoquer brièvement, on préfère attendre la sortie du troisième opus pour revenir en détails sur la trilogie.
Jasmine, d’Alain Ughetto (France) : De la claymation pour un film encore mystérieux du fait des trop rares images disponibles à l’heure actuelle.
Attente toute relative.
Khumba, d’Anthony Silverston (Afrique du sud) : Un zèbre à moitié rayé est rejeté par sa horde. Images de synthèse et 3D pour ce qui n’annonce guère plus qu’une fable familiale mignonne comme tout.
Attente nuancée.


Legends of Oz : Dorothy’s return

Legends of Oz : Dorthy’s return, de Daniel St Pierre et William Finn (Etats-Unis) : Ni plus ni moins que la suite du Magicien d’Oz, d’après les bouquins de Roger Stanton Baum, arrière petit-fils de. Sortie aux Etats-Unis le… 2 mai 2014.
Attente curieuse.
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, de Marc Boréal et Thibaut Chatel (France) : D’après l’ouvrage éponyme de Jean Regnaud et Emile Bravo, et que l’on espère pouvoir lire d’ici là. Les premières images laissent en tout cas présager d’un très joli film sans doute moins enfantin que ce qu’il semble annoncer. Et a priori, ça devrait bien se passer.
Attente pleine d’espoir.
Pinocchio, d’Enzo D’Alo (Italie, Luxembourg, France, Belgique) : Enième adaptation des aventures du personnage créé par Carlo Collodi, sorti dans les salles françaises en février dernier et pour le moins quelconque visuellement si l’on en croit la bande-annonce. Trois bonnes raisons de passer notre tour, tout simplement.
Attente d’un prêt du DVD.
Uma História de Amor e Fúria, de Luiz Bolognesi (Brésil) : En vie depuis plus de 600 ans, le protagoniste raconte les événements ayant eu lieu au cours de quatre périodes de l’histoire du Brésil, sans cesser de lutter aux côtés des plus faibles pour retrouver son amour perdu. Bref, un récit potentiellement ample en dépit de sa courte durée et au cachet visuel d’apparence impersonnel.
Attente quand même.


Persistence of vision

HORS COMPÉTITION :

After school midnighters, de Hitoshi Takekiyo (Japon) : On le vante un peu partout comme le what the fuck ambulant qu’il semble effectivement être, autant qu’en marge du tout-venant. S’il parvient à tenir toutes ses promesses, on risque fort de bien se marrer.
Attente de taille.
Aya de Yopougon, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (France) : Adaptation de leur propre série de bandes dessinées et coproduite par Joann Sfar. Voilà.
Attente ou pas.
Blood-C : The last Dark, de Naoyoshi Shiotani (Japon) : Troisième « composante » de la franchise Blood initiée par le film de Hiroyuki Kitakubo et perpétuée par la série Blood +, Blood-C est une série tout à fait anecdotique tout de même parcourue de joyeux moments gores. Ce film en est tout simplement la suite (et la fin ?). Et ça semble quand même élever le niveau.
Attente paradoxale.
Buratino’s return, d’Ekaterina Mikhailova (Russie) : Deux séances durant le festival, en même temps que deux autres films que l’on ira voir en priorité.
Attente d’une exploitation française.
Consuming spirits, de Christopher Sullivan (Etats-Unis) : Deux séances durant le festival, dont l’une en même temps qu’un autre film que l’on ira voir en priorité. Nous ne restons pas assez longtemps pour assister à la seconde.
Attente que le hasard fasse bien les choses.
El santos vs. La Tetona Mendoza, d’Alejandro Lozano (Mexique) : Attente pizza bières.


El santos vs. La Tetona Mendoza

Gusuko-Budori no Denki, de Gisaburo Suggi : Adaptation d’une nouvelle de Kenji Miyazawa (entre autres auteur de Gauche le violoncelliste, adapté par Isao Takahata en 1981), avec des chats. Et ça a l’air très beau.
Attente miaousse.
It’s such a beautiful day, de Don Hertzfeldt (Etats-Unis) : Attente d’attente.
One Piece Z, de Tatsuya Nagamine (Japon) : En salles depuis le mois de mai, nous l’avons déjà vu. Et on vous en parle ici.
Persistence of vision, de Kevin Schreck (Etats-Unis) : « L’histoire méconnue d’une œuvre de Richard Williams, plus grand film animé jamais réalisé selon l’auteur. » Cette œuvre, c’est Le voleur et le cordonnier, et Richard Williams, c’est le réalisateur des séquences animées de Qui veut la peau de Roger Rabbit. Kevin Schreck entreprend de nous révéler les coulisses d’une production chaotique. A priori, tout simplement indispensable.
Attente de circonstance.
Sakasama no Patena, de Yasuhiro Yoshiura (Japon) : Un synopsis nébuleux mais surtout une suite à quatre OAV dont on vous promet de reparler lors de notre critique d’un film qui ne sortira, au Japon, qu’en fin d’année. Quelques images glanées ici et là n’en disent presque rien mais font preuve d’un charme fou.
Attente prioritaire.
La légende de Sarila, de Nancy Florence Savard (Canada) : Un voyage initiatique de plus et des images de synthèse archaïques. Disons-le clairement : ça a l’air très laid.
Attente sarcastique.
The snow queen, de Maxim Sveshnikov et Vladlen Barbe (Russie) : Nous ne pourrons pas le voir, tout simplement.
Attente de temps.
Tito on ice, de Max Andersson et Helena Ahonen (Suède) : Prises de vues réelles, animation avec super-8, momie… Sans aucun doute le film sélectionné qui donne le moins envie d’en savoir sur lui avant de le voir. Et il n’est pas dit que ce soit un défaut.
Attente raisonnée.

À côté de ça, nous découvrirons aussi plusieurs courts-métrages, dont Kick-heart (le dernier Masaaki « Mind game » Yuasa, rien de moins) et Get a horse (un inédit ayant Mickey en vedette et dont la voix n’est ni plus ni moins que celle de Walt Disney). Il n’est également pas dit que vous échappiez à Moi, moche et méchant 2 ou à Oggy et les cafards, le film ! Il faut dire que si le premier risque fort de nous enthousiasmer autant que son aîné (autrement dit, pas des masses), nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise avec le second. C’est en tout cas ce que Clément nous a inceptionné en privé. Dans le cas contraire, promis, on ne le ratera pas.
A lundi donc, si vous le voulez bien.

2 Comments

  • B.S Says

    Ah le mépris des oeuvres Disney décidément a la vie dure…je pense qu’Arjun est vraiment pas mal au vu des extraits disponibles sur youtube…

  • « Guère d’espoir vis-à-vis de ce long-métrage coproduit par Disney via sa filiale indienne The Walt Disney company India. »

    Vous voyez vraiment du mépris dans cette simple phrase ? 
    Arjun est peut-être pas mal, oui. Aucun sous-entendu vis-à-vis de Disney dans cet article qui ne reste qu’un recensement d’impressions suscitées par des bandes-annonces. Pas vu Arjun à Annecy mais s’il est bon, on le dira sans souci.

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